Le BTP en tête des secteurs à risque :

Les habitudes de consommation de produits psychotropes, dopants et illicites varient en fonction des professions. L’observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) a réalisé une synthèse sur les consommations de substances psychoactives. Elle permet de dégager un trio de tête des professions où ce risque est le plus important. Dans le bâtiment, l’habitude des petits verres de rouge entre deux chantiers perdure. Les personnes du secteur de la construction sont en tête pour les substances licites écrit l’OFDT. Le secteur, conscient des enjeux, prend les devants. Henrianne ESPAIGNET, chargée de mission à la Fondation du BTP s’occupe du site PREMIERS COMBATS qui met en ligne des messages et des webséries qui décrivent en langage jeune les dégâts de l’alcool et du cannabis : “On ne veut pas tenir un discours moralisateur, mais il est très important de les sensibiliser. Nous ciblons particulièrement les 16-25 ans dans les centres de formation pour apprentis. Le message, c’est de faire comprendre que sur un chantier, si on prend des drogues ou si l’on boit, on met en jeu sa vie, mais aussi celle des autres”.

La restauration :

Pour accueillir le client, difficile parfois de résister aux verres à répétition : “Le niveau de consommation de substances psychoactives est important dans le secteur de la restauration” note l’OFDT. L’hôtellerie est aussi très consommatrice de cannabis. Une tendance sans doute associée à un haut niveau de pénibilité physique au travail, comme pour la construction. Et s’ajoute, pour les restaurateurs, la facilité d’accès au produit, l’alcool, en raison de la nature même du métier.

Les artistes :

L’OFDT met sur la troisième marche du podium le secteur des arts et du spectacle. Les substances illicites (cocaïne, drogues de synthèse, cannabis) y ont la cote, mais aussi et plus fréquemment, celles licites comme l’alcool. L’OFDT avance comme facteur d’explication la culture commune d’un milieu professionnel qui aime faire la fête et travailler la nuit.

Et aussi :

Parmi les autres profils à risque, mais de façon plus marginale, les spécialistes voient émerger “des femmes cadres qui, pour tenir le rythme de travail, prennent de plus en plus de médicaments anxiolytiques”. L’enquête pointe également un risque accru de consommation de produits psychoactifs dans les professions liées à la sécurité et chez les chauffeurs routiers

En savoir plus sur les addictions au travail : Détection des addictions

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